Père Henri Planchat

Henri Planchat

Henri Planchat

Né à La Roche-sur-Yon le 8 novembre 1823, il est baptisé le 3 janvier 1824. Après une enfance toute empreinte de piété, il fit des études au collège Stanislas de Paris.

Durant cette période, il consacre son temps libre aux œuvres de charité comme membre de la conférence Saint-Vincent de Paul, connaît le fondateur des Frères de Saint-Vincent de Paul, Jean-Léon Le Prevost, et collabore aux œuvres de la nouvelle communauté.

Il obtient la licence en droit avant d’entrer au séminaire St-Sulpice où il est ordonné prêtre le 21 décembre 1850. D’accord avec son évêque et ses supérieurs, trois jours plus tard, il entre dans l’Institut des Frères de Saint-Vincent de Paul et en devient le premier prêtre.

Son ministère l’amène à Grenelle, à Arras, de nouveau à Paris dans les quartiers de Vaugirard et de Charonne. Il se dédie avec zèle au service des pauvres et de ceux qui sont éloignés de l’Église. On le surnomme le « chasseur d’âmes » pour son zèle à chercher les brebis perdues.

P. Henri Planchat FotoIl se sacrifie corps et âme, malgré sa santé parfois précaire, au service de la jeunesse et des familles ouvrières. Il s’occupe de la Première Communion du Patronage et de l’Orphelinat, des retraites, des groupes fondés par Jean-Léon Le Prevost, appelés « La Sainte Famille », pour rassembler les pauvres et les instruire, leur venir en aide tout en leur donnant la possibilité de se sentir ensemble et reconnus. Il se préoccupe aussi de faciliter le sacrement de mariage aux couples non mariés.

Il s’occupe aussi des émigrés, surtout des soldats lors du siège de Paris en 1870. Tout en se dévouant auprès de ces derniers sur les champs de bataille, il trouve les moyens pour nourrir les plus pauvres de son quartier.

Comme premier prêtre de l’Institut naissant, il édifie ses confrères par son esprit de foi, sa piété, son esprit de prière, de pénitence et de pauvreté. Il agit comme secrétaire du Conseil de l’Institut.

C’est au Patronage de Charonne qu’il est arrêté le Jeudi Saint 6 avril 1871 par les Communards et incarcéré.

Henry Planchat est fusilléSes dernières lettres témoignent de son abandon à Dieu : « J’ai trois fois besoin de prières pour me tenir prêt à recevoir le coup de grâce qui peut venir sans avis préalable ; pour me maintenir dans l’amitié de Dieu par le seul secours direct de sa grâce. Que la volonté de Dieu soit faite […]. Nous avons pu nous confesser. Pardon pour toutes mes méchancetés envers vous tous […]. Je ne suis pas triste, je prie pour vous tous ; priez aussi pour moi et pour tous les habitants de la prison ».

Le P. Mathieu-Henri Planchat est fusillé rue Haxo le 26 mai de la même année.

 

 

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Le père Planchat
par Victor Dugast

Le prêtre du peuple, ou la vie d’Henri Planchat
par Maurice Maignen

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Sketch of the life of Father Henri Planchat
by Maurice Maignen

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