Frère Clément Myionnet

Clément MyionnetClément Myionnet naît en France, à Angers, le 7 septembre 1812, dans une famille catholique qui a éprouvé le caractère antichrétien de la Révolution française.

Poursuivi par l’idée de se donner à Dieu, il découvre le service désintéressé des pauvres, puis la Conférence de Saint-Vincent de Paul, qu’il aide à établir à Angers en 1838.

Dirigé par Mgr Angebault, l’évêque du lieu, il veut fonder une communauté apte à tenir les œuvres de jeunes ouvriers dont il a découvert l’importance apostolique.

C’est à Paris qu’il pourra réaliser son désir, dans la congrégation que Jean-Léon Le Prevost veut fonder: les Frères de St-Vincent de Paul. Il devient alors le premier Frère de l’Insitut naissant, qu’il aide à fonder avec un jeune compagnon, Maurice Maignen.

Le premier Frère

Chaverot 1869Pendant plus d’un an, le premier Frère est le seul Frère de la Communauté. C’est dire sa personnalité: il est l’homme de Dieu, fidèle et fort dans l’épreuve, obéissant jusqu’à l’héroïsme. Sa seule crainte : ne pas aimer assez Dieu à qui il s’est donné sans retour. Ne pas se renoncer assez pour Lui. Avec une telle première pierre, jetée profond, tout près de Dieu, la nouvelle famille est bien fondée.

Le Frère Myionnet est convaincu de la nécessité de l’oraison, âme de la vie religieuse, pour les apôtres que sont les nouveaux Frères. Il obtient, par le recours à la Vierge de la Saiette, des faveurs extraordinaires, comme la guérison inespérée de trois orphelins. Généreux dans le sacrifice, il veut la vie religieuse dans toute sa force pour lui et pour les membres du nouvel Institut, et réagit contre l’activisme :« nos exercices r e l i g i e u x doivent passer avant tout ». Il prie pour que la Congrégation vouée aux pauvres et aux ouvriers ne soit jamais riche et que, pauvre, elle serve Dieu avec ferveur ; sinon, qu’elle cesse d’exister.

Un apôtre rayonnant de bonté

Fr. Myionnet en 1874Sans bruit, il est l’apôtre des apprentis du premier Patronage de la Congrégation, puis, pendant 30 ans, des orphelins, enfin des pauvres, tout en aidant au gouvernement de l’Institut. Père des orphelins, formateur d’ouvriers honnêtes, compétents et consciencieux et de bons pères de famille, M. Myionnet gagne tous les coeurs par sa simplicité et sa bonté, mais c’est pour les conduire au prêtre et à Dieu.

Avec M. Maignen, il témoigne de l’esprit du Fondateur et avec énergie maintient le charisme apostolique de la Congrégation. Il meurt le 3 décembre 1886.

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